La
foire aux questions
Y a-t-il des risques de rejet ?
Il
n’y a pas de rejet à proprement parler de l’anneau.
Ce sont des matériaux étudiés par les laboratoires
et approuvés scientifiquement. Cependant, il y a toujours
des risques propres au corps étranger lui-même (érosions
gastriques, débranchement du cathéter de l’anneau
par rapport au boîtier, dilatation de la poche gastrique).
Peut-on tomber enceinte avec un anneau gastrique ou avec
un by-pass ?
Aucune chirurgie contre l’obésité ne contre
indique une grossesse.
Avec l’anneau, il est cependant recommandé de desserrer
l’anneau lorsque la grossesse est confirmée.
Avec un by-pass, la supplémentation vitaminique est d’autant
plus d’actualité.
Les médecins obstétriciens devront être prévenus
et avoir des observations sur le gastric by-pass ou sur l’anneau
de gastroplastie.
De combien de kilos peut-on maigrir avec l’anneau
gastrique ou avec le by-pass ?
L’anneau gastrique aide à perdre environ 50 à
60 % du surpoids sur un an si les consignes sont respectées
(à savoir : éliminer le grignotage compulsif notamment
le "sucré" et être bien suivi sur le plan
nutritionnel, chirurgical et éventuellement psychologique.)
Le gastric by-pass aide à perdre environ 70 à 80
% de l’excès de poids sur 12 à 18 mois, également
sous suivi nutritionnel notamment la première année,
afin d’éviter toute carence.
Est-ce que c’est dangereux ?
Toute chirurgie (quelle qu’elle soit) peut être potentiellement
dangereuse (le risque zéro n’existe pas).
L’opération de l’anneau ou gastroplastie est
une chirurgie "moins à risque" que le gastric
by-pass car c’est une chirurgie moins lourde et moins "technique".
La fréquence et les taux de complications vous seront fournis
lors de la consultation.
C’est une anesthésie générale
?
Oui. Toutes les techniques de chirurgie bariatrique (gastric by-pass
ou anneau de gastroplastie) se pratiquent sous cœlioscopie
(petites incisions centimétriques) et nécessitent
obligatoirement une anesthésie générale.
Dois-je consulter un médecin traitant avant d’entreprendre
un by-pass ou un anneau de gastroplastie ?
Pas obligatoirement.
Seul le taux de remboursement de votre consultation sera moindre
si vous consulter directement le spécialiste.
Cependant, votre médecin traitant sera toujours informé
de votre dossier et il sera partie intégrante de l’équipe
soignante (chirurgien, nutritionniste, psychologue….)
Pourrais-je faire faire du sport avec un anneau ou un
by-pass ?
Il n’y a aucune contre indication à quelque sport
que ce soit. Il est même recommandé par la suite
dans le cadre des règles hygiéno-diététiques.
Il faut simplement savoir que le boîtier de l’anneau
de gastroplastie sera toujours palpable en sous costal gauche
et surtout en cas d’amaigrissement important.
Quelle durée d’hospitalisation ?
Environ 3 jours pour une gastroplastie ou sleeve gastrectomie.
Environ 7 jours pour un by-pass.
Quelle durée pour l’arrêt de travail
?
Pas obligatoire avec l’anneau.
La reprise du travail peut être très rapide.
Environ 10 à 15 jours avec un by-pass selon votre métier.
Quel
suivi ?
Il
conditionne le résultat et l’absence de complication.
Le suivi après gastroplastie doit être à un
mois pour ajuster le diamètre de serrage et tous les 3
mois la première année (période d’amaigrissement
maximal).
Un suivi mensuel est recommandé la première année
pour un by-pass.
Il
existe des risques de rejet du matériel implanté
lors d'une chirurgie digestive de l'obésité.
Il
n'y a pas de phénomène de rejet lié à
une intolérance particulière du matériel
implanté , bien qu'il s'agisse d'une prothèse incluant
une matière plastique, qui peut être du silicone.
Les risques de l'intervention liés à l'implantation
de matériel étranger sont cependant bien réels
: érosion de l'estomac ou déplacement de la prothèse
(dans le cas de l'anneau gastrique modulable) par rapport au corps
de l'estomac entraînant un glissement.
La chirurgie digestive de l'obésité moderne
se pratique toujours par coelioscopie.
Bien qu'en théorie toutes les interventions puissent se
pratiquer par cette voie d'abord, dite mini-invasive parce qu'elle
n'impose pas de grandes cicatrices et que ses suites sont allégées
par rapport à une laparotomie (ouverture de l'abdomen),
seule la gastroplastie avec anneau modulable est pratiquée
très régulièrement par cette méthode.
On ne peut pas avoir de bébés après
la chirurgie.
La gastroplastie, ou toute chirurgie de l'obésité,
ne contre-indique pas une grossesse, et dans l'immense majorité
des cas, celle-ci se déroulera sans aucun incident particulier.
Une surveillance du déroulement de la grossesse est cependant
indispensable, le médecin obstétricien devant avoir
les informations qui concerne la chirurgie préalable.
Les activités sportives sont très limitées
après une chirurgie.
Il n'y a aucune contre-indication au sport après la chirurgie,
une fois passée la période de convalescence. La
phase d'amaigrissement rapide peut cependant diminuer la forme
physique, et dans le cas de l'anneau modulable, la présence
du boîtier sous-cutané peut être une gêne
transitoire lors de certains mouvements.
Il y a des problèmes esthétiques après
la chirurgie.
La chirurgie de l'obésité entraîne souvent
des pertes de poids très importantes, avec pour résultat
une fonte graisseuse et la présence de plis cutanés
majeurs, surtout au niveau de l'abdomen, des cuisses, des bras
et des seins. Ces anomalies peuvent faire l'objet d'une correction
par un chirurgien plasticien.
L'opération présente des risques opératoires
immédiats.
Il existe toujours des risques, pour deux raisons :
- La gastroplastie s'adresse à une population de sujets
'à risques' car elle est plus fragile.
- Toute opération sous anesthésie générale
comporte des risques. Cet élément est donc déterminant
dans le choix d'un patient qui souhaite une chirurgie.
Un patient opéré doit être sous surveillance
médicale de longue durée.
La chirurgie de l'obésité morbide entraîne
une surveillance médicale au long cours. Il y a donc de
la part du patient une obligation à se soumettre à
des visites régulières, et éventuellement
des examens radiologiques ou biologiques.
On peut reprendre du poids malgré une chirurgie
de l'obésité.
La possibilité d'une reprise de poids après la chirurgie
est toujours possible, et ceci pour trois raisons :
1. Un échec technique : une détérioration
ou une défaillance du matériel implanté,
une complication médicale du montage chirurgical réalisé
qui obligerait à un retrait de la prothèse.
2. Des erreurs diététiques : les opérations
les plus courantes (restrictives) n'empêchent pas les erreurs
de régime, en particulier la consommation répétée
(le grignotage) d'aliments sucrés ou salées très
énergétiques.
3. Une reprise spontanée à long terme du poids est
pratiquement constante dans toutes les études ayant porté
sur divers types de chirurgie au delà de 5 ans. C'est le
rôle de l'accompagnement médical que de limiter au
maximum cette reprise de poids.
Il y a un âge limite pour la chirurgie.
La chirurgie bariatrique n'est en principe pas indiqué
chez les mineurs, ni chez les sujets âgés de plus
de 60 ans.
La chirurgie digestive de l'obésité ne concerne
que l'estomac.
Si en France la très grande majorité des interventions
porte sur l'estomac (ce sont les gastroplasties), à l'étranger,
aux Etats-Unis surtout, les opérations concernent à
la fois l'estomac et l'intestin grêle, en créant
des court-circuits digestifs.
L'estomac d'un obèse est plus gros que la normale.
Il n'y a pas de corrélation entre la taille de l'estomac
et le surpoids.
La chirurgie de l'obésité dispense de toute
surveillance diététique.
Aucun type d'intervention ne peut se prévaloir de résultats
définitifs, et de plus des erreurs diététiques
nombreuses peuvent être faites par un patient qui ne souscrit
pas à des règles d'hygiène alimentaires saines.
Les régimes hypocaloriques peuvent entraîner
des carences alimentaires.
S'ils sont déséquilibrés, trop intensifs
ou trop rapides, certains régimes peuvent s'accompagner
de carences, en protéine ou certains oligo-éléments
par exemple.
La chirurgie de l'obésité n'entraîne
jamais de carences alimentaires.
Certaines interventions avec court-circuit nécessitent
une surveillance très rapprochée car elles génèrent
des carences potentiellement grave (en fer, calcium, etc.). Les
interventions les plus simples, comme l'anneau modulable, peuvent
également entraîner des carences s'il y a une complication
technique causant des vomissements importants.
L'obésité prédominant sur les hanches
est moins grave que l'obésité prédominant
sur le tronc.
Bien qu'elle soit souvent jugée la plus inesthétique,
l'obésité du bas du corps (dite gynoïde parce
qu'elle concerne plus souvent les femmes) est moins grave que
l'obésité "masculine" (androïde),
celle du ventre, qui entraîne des complications médicales
sur le long terme.
Un repas normal fait consommer des calories.
La digestion entraîne une dépense énergétique
non négligeable, mais certes faible par rapport au métabolisme
basal et aux dépenses engendrées par les efforts
physiques.
Les deux-tiers de la dépense énergétique
quotidienne ne dépendent d'aucune activité physique.
Il s'agit du métabolisme dit basal, qui assure la stricte
survie de l'organisme.
Les diurétiques et les hormone thyroïdiennes
sont des médicaments de l'obésité.
Les diurétiques ne soulagent que la surcharge hydrique
et les hormones thyroïdiennes qu'un déficit lié
à un dysfonctionnement de la glande thyroïde. Bien
que ces médicaments aient été largement utilisés
dans l'obésité, ils n'apportent aucun résultat
et sont même dangereux dans cette indication.
Les anti-diabétiques sont des médicaments
de l'obésité.
Ces médicaments agissent sur le diabète qui est
des complications de l'obésité, mais ne traitent
pas l'obésité proprement dite.
Le
ballon intra-gastrique est un traitement validé de l'obésité.
Bien
qu'une nouvelle génération de ballon apporte une
sécurité supérieure et une meilleure efficacité
que les modèles testés et abandonnés dans
les années 80, il n'y a pas encore de preuves pour une
efficacité certaine de ce type de traitement dans l'obésité.